“Innovation – Réseaux – Solidarité”: nouvelles monnaies d’échange, pour l’accélération du développement local par le numérique

Il suffit d’ouvrir les yeux pour remarquer que la bascule numérique a été une vraie révolution dans le monde et qu’elle crée énormément de possibilités. La culture du digital est en train de gagner la bataille professionnelle du 21ème siècle. Au moment où l’Afrique est présentée par les experts comme le prochain « village Numérique », il est important pour ses populations, de lourdement s’outiller afin d’embrasser de façon optimale, cette incroyable opportunité offerte par les nouvelles technologies. Réinventer les pratiques, bousculer les habitudes, impliquer le grand nombre dans la prise de conscience sur les enjeux du futur, tel est le leitmotiv de ADL@N, l’Association pour le Développement en Afrique par le Numérique.

Le développement local par le numérique nécessite d’avoir des compétences très diverses, qui relèvent en général des domaines d’expertise différents. La réalité est qu’il est difficile voire impossible, pour un acteur du numérique (et c’est d’ailleurs valable dans tous les domaines), d’avoir une expertise avérée dans tous ces domaines d’expertise. Par exemple, un professionnel expérimenté en Marketing peut facilement être un mauvais graphiste ou encore un piètre copywriter. C’est la raison pour laquelle, il ne faut jamais hésiter à solliciter d’autres ressources quand le sujet le demande, favoriser la recherche des interactions des savoirs, dans un esprit d’ouverture. En gros, associer les compétences afin de réaliser des projets communs. C’est tout le sens du combat que porte les membres de la plateforme ADL@N, le cœur du réacteur de la transformation de nos localités en véritables pôles d’attraction.

En développant les réseaux, en mettant ensemble tous les acteurs et en faisant preuve de générosité, l’on peut davantage se soutenir et surmonter collectivement les difficultés. D’autant que, dans la société africaine, il se pose toujours un problème majeur de liquidités : trouver de l’argent fiduciaire est un véritable périple pour les populations et pourtant (paradoxe), elles sont pétries de capacités d’innovation et leur esprit de créativité est salué dans le monde.

Ce triste constat nous conduit à pousser la réflexion sur 3 aspects clés qui sont le cœur de notre engagement : l’innovation, les réseaux et la solidarité.

L’innovation est « la recherche constante d’améliorations de l’existant ou une modification, par contraste avec l’invention, qui vise à créer du nouveau. Elle est la capacité qui permet de trouver des solutions à des problèmes complexes, et qui par leur complexité ne peuvent pas s’obtenir simplement en appliquant des formules préétablies ». On ne le dira jamais assez, l’innovation est absolument utile et indéniable. Elle permet d’augmenter la productivité, de trouver de nouveaux marchés, de distancer la concurrence, d’obtenir des financements, de valoriser l’image de marque de son entreprise. C’est ce qui d’ailleurs, explique le fait que les entreprises novatrices soient en moyenne trois fois plus rentables que celles gagnées par l’immobilisme.

Il ne s’agit surtout pas d’avoir des idées systématiquement révolutionnaires ou alors, d’être excessivement créatif à chaque fois. Mais simplement, de faire preuve de curiosité, de créativité, d’originalité, d’avoir une culture de partage, d’être formé, accompagné, voire incubé jusqu’à la mise sur le marché. Il va évidemment de soi qu’un bon écosystème et une politique nationale favorable à l’innovation, avec des infrastructures en place, constituent un véritable catalyseur.

Etant donné qu’en règle générale, l’on ne possède pas toutes les expertises, l’open innovation trouve donc toute sa force, puisque basée sur la collaboration, le partage, la générosité et même la solidarité entre tous les acteurs. Il faut donc penser à se constituer en réseaux pour développer des réflexions communes.

Les réseaux : Il est important de considérer le mot Réseau ici comme une communauté de personnes qui mettent leur énergie et leurs compétences en synergie pour réaliser quelque chose pouvant avoir un large impact sur la société.

À l’ère du Numérique, il est impératif de mutualiser les efforts, de donner plus de liberté à nos valeurs intrinsèques en vue de faire émerger  nos forces créatrices et innovatrices. À titre d’exemple, les jeunes immergés dans la culture du Numérique et de l’excellence, à qui la vie présente quotidiennement son lot de malheurs à un moment où ils sont à quatre doigts de réaliser leurs rêves, ont besoin d’être encadrés par des personnes plus expérimentées. Lesquelles ont besoin de la vitalité et de la dextérité de ces jeunes pour rapidement avancer dans certains projets. Mettre en relation un cadre de rencontre entre tous les acteurs et amoureux du développement local par le numérique. C’est aussi cela l’ADN de ADL@N.

La Solidarité : les gens doivent être unis dans un sentiment d’entraide. Les relations humaines doivent s’entrevoir sous un autre prisme que celui du lien économique, financier. La solidarité est une alternative sérieuse pour Lutter contre la fatalité de la pauvreté matérielle et un outil de  promotion de l’immensité de notre richesse intellectuelle. Notre souhait c’est que, la pauvreté matérielle ne soit plus un obstacle au développement personnel ni une source de complexe d’infériorité. Il est pour cela capital, de casser les habitudes, de changer de logiciel mental et pour le dire simplement, de tirer la nappe pour changer de couvert.

En clair, nous sommes convaincus d’une chose : le handicap de l’un est la principale force de l’autre, son couloir de compétence. C’est ce qui nous motive à proposer ces trois billets (Innovation-Réseaux-Solidarité) comme principales monnaies de change pour la construction d’une Afrique prospère fondamentalement basée sur l’Humain. Evidemment, une telle approche commande d’être humble et d’effectuer pratiquement un travail de ‘’ veille communautaire ‘’. C’est-à-dire de chercher à comprendre ou à identifier les besoins des autres (pour que l’offre de services puisse rencontrer la demande) afin de répondre présent au rendez-vous du donner et du recevoir.

Toutefois, on s’y méprendra si l’on venait à considérer qu’il s’agit de faire preuve ici d’une légendaire générosité. Non, il n’est pas question de donner mais de troquer, d’échanger, une expertise par un bien matériel ou immatériel. Cette approche novatrice qui permettra à coup sûr d’accélérer le processus de développement local par le Numérique notamment, est avant tout, une invitation à la formation, à la quête de connaissance, à l’acquisition des compétences. L’heure n’est plus à se convaincre qu’on a pas assez d’argent pour agir mais de savoir, ce que l’on peut proposer aux autres pour construire son destin, écrire sa légende personnelle, contribuer au développement de sa communauté.

Oui, nous sommes nostalgiques de cette belle époque du Néolithique (il y’a 11.000 ans) où les hommes pouvaient vivre agréablement sans que l’argent fiduciaire, nerf de la guerre, ne soit l’interface ou la condition clé de leurs relations. Là, se trouve le vrai enjeu de cette décennie.

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